Souffrez-vous de cystite interstitielle ou syndrome de la vessie douloureuse?

Je vais vous partager dans cet article mon expérience de cette maladie inflammatoire chronique dont je souffre depuis quelques années : le syndrome de la vessie douloureuse, ou inflammation chronique de la vessie, ou cystite à urines claires.

Le but ici n’est pas de vous apporter des remèdes miracles, la ou les causes de cette maladie étant multiples, il existe donc différentes solutions pour celles-ci. Je vais simplement vous expliquer ce qui a fonctionné pour moi, ce qui a été moins efficace, par rapport à l’origine de ma maladie, avec mon approche de thérapeute holistique. Mais aussi pour libérer la parole, les personnes souffrantes étant bien souvent totalement livrées à elles-mêmes, sans savoir quel est le maux dont elles souffrent et sans qu’on puisse leur apporter de solutions efficaces pour les soulager et guérir définitivement.

J’ouvre ici un espace de discussion, en toute bienveillance, humilité et humanité, nous pouvons nous soutenir, nous entraider, et pourquoi pas trouver des solutions en partageant nos expériences.

Le nombre de personnes souffrant de cette maladie inflammatoire chronique (et malheureusement invisible), et de plus en plus élevé, mais aussi fortement sous-diagnostiqué, celles-ci errant de cabinets médicaux, en hôpitaux, en passant par les spécialistes, sans que le terme de cystite interstitielle soit posé sur leurs maux.

Je ne vais pas reprendre dans cet article la description de l’inflammation chronique de la vessie, il y a énormément à dire, je laisse le soin aux scientifiques de le faire. Vous trouverez donc le descriptif complet dans ce document : https://www.orpha.net/data/patho/Pub/fr/CystiteInterstitielle-FRfrPub10441.pdf

LA CAUSE DE MA MALADIE

J’ai commencé à ressentir les premiers symptômes de cette maladie suite à des douleurs intestinales chroniques (à cette même période de l’année, mi-novembre). Pour ma part, ma santé intestinale a toujours été, depuis ma naissance, ma fragilité. Avant de débuter ma formation de naturopathe iridologue, je n’avais pas connaissance de l’hygiène de vie et alimentaire optimales pour prévenir les troubles intestinaux, mais aussi par conséquent tout un ensemble de maux plus ou moins importants pouvant en découler (mauvaise digestion, mauvaise assimilation des nutriments et donc carences, diminution de l’immunité, porosité créant alors diverses inflammations chroniques dans l’organisme, et parfois même des maladies auto-immunes ou encore des pathologies beaucoup plus lourdes : Parkinson, Alzheimer, cancer, dépression, etc…). J’ai donc longtemps consommé des aliments et boissons altérant encore davantage cette fragilité constitutionnelle.

De plus, mon équilibre psycho-émotionnel n’était, justement, pas très équilibré…, impactant encore plus mes intestins et augmentant alors l’inflammation. Et malheureusement, si la flore intestinale est déséquilibrée et que la paroi intestinale devient poreuse, le système nerveux et donc le bien-être psycho-émotionnel sont davantage altérés. C’est un cercle vicieux.

J’ai donc rapidement compris d’où provenait l’origine de ma cystite interstitielle : mes intestins. Mais également, par voie de conséquence, mon acidification chronique, créant alors l’inflammation de la vessie, et peut-être même sa porosité…

A cette époque, je consommais du café, en quantités bien supérieures à ce que mon organisme avait la capacité d’absorber, métaboliser, éliminer, etc… Le café est un diurétique (augmente donc la quantité d’urine et sur-stimule la vessie), mais est en plus acidifiant. De plus, étant donné qu’il contient de la caféine, il impacte le système nerveux, perturbant encore plus le bien-être psycho-émotionnel, mais aussi la porosité intestinale…

LES LONGS MOMENTS D’ERRANCE

Lorsqu’elle a débuté, j’ai tout de suite ressentie qu’il ne s’agissait pas d’une cystite bactérienne, mais bien d’une inflammation de la vessie. J’ai immédiatement fait des recherches, et ai découvert le termes de cystite interstitielle, et à mon grand désespoir, le fait que la médecine allopathique ne lui trouve pas réellement de causes et donc de solutions pour la guérir… En parallèle, je suis tout de même allée consulter un médecin, qui a diagnostiqué une simple cystite avant même d’avoir les résultats du laboratoire, et m’a donc prescrit des antibiotiques…que j’ai pris malheureusement, la douleur étant bien trop intense et insupportable… Quelle erreur!!! Les antibiotiques ont augmenté considérablement l’inflammation de ma vessie (je sentais réellement une sensation de feu à l’intérieur…), mais ont de plus déséquilibrer encore davantage ma flore intestinale et donc la porosité des intestins… Il s’est évidemment avéré suite aux examens médicaux que ce n’était pas une cystite bactérienne! Retour à la case départ. Que faire alors?

Je souffrais tellement que je ne pouvais rien manger de solide et lourd à digérer. Mon corps m’a appelée alors à manger…de la purée de carottes! Je n’ai consommé que cela durant plusieurs jours, avec cuisson douce à la vapeur, très peu de sel, et de l’huile de colza pour les acides gras polyinsaturés et leur action anti-inflammatoire. J’avais écouté mon corps, qui sait exactement ce dont il a besoin pour retrouver son homéostasie, son équilibre, et donc l’auto-guérison… Il m’avait finalement amenée à faire une monodiète afin de mettre mon système digestif et donc mon organisme au repos.

En parallèle, j’ai continué à cherché des solutions. Je suis allée consulter un ostéopathe, en me disant que l’influx nerveux au niveau des nerfs innervant ma vessie était peut-être à l’origine. Échec… pour ma part, il n’y avait pas de soucis de ce côté-là. J’ai également été envoyé chez un gynécologue, qui n’a toujours pas su diagnostiquer le trouble dont je souffrais… Il a estimé que j’avais une infection bactérienne, bien que les examens témoignaient du contraire, et n’a rien trouvé de mieux à faire que de me re-préscrire des antibiotiques (que je n’ai pas repris évidemment!). J’ai eu droit à tous les examens sanguins possibles…RIEN! Je me sentais encore plus livrée à moi-même, perdue, et désespérée.

CE QUI M’A SOULAGÉE

Afin de m’aider à gérer la douleur (qui est réellement insoutenable), j’ai médité, beaucoup. J’ai utilisé des visualisations (sophrologie) dans lesquelles j’imaginais et ressentais la guérison. Je me suis auto-massée le ventre avec de l’huile essentielle de lavande fine. J’ai également pratiqué le hatha yoga, avec des asanas permettant d’apaiser le système nerveux, mais aussi d’étirer le bassin, et donc la zone du pelvis.

J’ai bu beaucoup de tisanes de camomille (apaisante, relaxante), associée à de la racine de guimauve (son infusion produit un mucilage tapissant les parois des muqueuses), et du curcuma, du gingembre et de la cannelle pour les effets anti-inflammatoires. Je buvais aussi, en plus de l’eau de source, de l’eau de Badoit (verte), riche en bicarbonates, afin d’alcaliniser encore un peu plus l’urine et donc éviter l’irritation, avec du jus de citron frais bio (alcalinisant dans l’organisme, attention cependant selon votre terrain il peut être acidifiant).

J’ai également pris de la gemmothérapie de cassis (5 gouttes 3 fois/jour), au début pendant 1 mois, celle-ci ayant des effets anti-inflammatoires et cortisone-like.

Progressivement, en quelques jours/semaines, la douleur s’est estompée, pour finalement totalement disparaître. Durant tout ce temps, j’ai continué à manger ma purée de carottes! Puis, j’ai progressivement réintroduit d’autres légumes, toujours en purée, afin de continuer à diminuer mon acidification en alcalinisant au maximum. J’ai également recommencé à consommer à cette époque du poisson sauvage, toujours pour l’effet anti-inflammatoire des oméga-3, sans en abuser (étant donné que les protéines, qu’elles soient animales ou végétales, sont acidifiantes).

J’ai finalement passé Noël sans douleur, en me permettant de consommer certains aliments que je ne m’autorisais plus, néanmoins très sains (du cacao cru par exemple). Notez cependant que le cacao, aussi complet et le moins raffiné soit-il, tout comme le café, contient de la caféine et peut donc être irritant pour la vessie dans le cas de la cystite interstitielle…

Je pensais donc être guérie.

LES RECHUTES

Me pensant sortie d’affaire, et fière de m’être guérie seule, j’ai progressivement oublié, pour finir par consommer de nouveau certains aliments et boissons pouvant provoquer l’acidification, l’inflammation, et donc l’irritation de la vessie et son inflammation chronique : un petit café par jour, du cacao (à 70% minimum), de la chicorée (torréfiée, tout comme le café par exemple), certaines épices (parfois dans des boissons que je consommais, comme les yogi tea) telles que le poivre ou le curry, parfois du thé (contient aussi de la caféine), des tomates, des poissons fumés, de la sauce soja…

De plus, il semblerait que les aliments riches en potassium aggrave la cystite interstitielle, et j’en consommais bien sûr quelques uns…

D’autres riches en acide oxalique sont également à éviter : rhubarbe, épinards, blettes, haricots verts, fèves, oseille…

Bref, il a suffit de très peu pour que l’inflammation revienne en quelques mois. J’ai donc de nouveau réappliqué les solutions qui avaient fonctionné.

Au fil des années, j’ai eu plusieurs rechutes, à chaque fois dues à l’alimentation, et au café (ma seule addiction), à l’acidification. Parfois, il y avait également une composante émotionnelle (https://www.estelledaves.com/pages/symbolique-du-corps/v-1/vessie.html). Parfois, il y avait aussi beaucoup de fatigue, et un manque de nature.

D’AUTRES SOLUTIONS…

Concernant l’alimentation, je me suis progressivement approchée de l’alimentation hypotoxique (initialement Seignalet), qui permet de prendre soin de la santé intestinale et de combattre l’inflammation. Ce mode alimentaire est, pour ma part, celui que je dois suivre toute ma vie si je ne veux pas revoir la maladie réapparaître… Il est d’ailleurs la clé pour toutes les maladies inflammatoires chroniques.

En plus de celui-ci (qui est déjà dans son ensemble idéal pour le syndrome de la vessie douloureuse), j’explore également les aliments qui pourraient être allergènes dans mon cas (les allergies pouvant être l’une des causes de la maladie).

Je fais également attention à ne pas consommer en excès les aliments riches en potassium et les épices.

J’ai aussi eu recours à la micro kinésithérapie, initialement dans un autre but mais nous avons malgré tout traité la maladie et donc sa cause (cette technique permet à l’organisme de retrouver l’homéostasie pour s’auto-guérir en éliminant les mémoires cellulaires qui entravent la libre circulation de l’énergie). J’ai eu de bons résultats.

J’ai pris pendant quelques mois des compléments alimentaires riches en L-glutamine afin de restaurer ma paroi intestinale. De la quercétine également, à l’origine pour mon allergie aux pollens, mais ayant un effet anti-inflammatoire, celle-ci a contribué à l’apaisement de l’inflammation de la vessie.

Tout ceci m’a apporté du répit. Cependant, je constate que dès que je dévie ne serait-ce qu’un iota de l’hygiène de vie optimale pour moi, une crise resurgit…

Lorsqu’il y a des rechutes, je veille de nouveau encore plus à mon équilibre psycho-émotionnel. Je tente de m’apporter le plus de repos possible. Et j’utilise depuis maintenant 1 an le tapis Champ de Fleurs.

Parfois les solutions fonctionnent rapidement, parfois c’est un peu plus long, douloureux, épuisant et désespérant…

J’ai la chance à l’heure actuelle d’avoir acquéri quelques savoirs issus de mes différentes formations et recherches personnelles me permettant de gérer la douleur et de tenter de venir à bout de cette maladie (car j’y crois, même s’il faut je le conçois, beaucoup de patience et de résilience).

Mais je me mets à la place des personnes (dans 90% des cas des femmes) qui souffrent de cette maladie, bien souvent sans savoir qu’il s’agit de cela, en se sentant totalement démunies. Le syndrome de la vessie douloureuse peut avoir de nombreux impacts sur la vie de la personne malade si des solutions ne sont pas trouvées, que ce soit au niveau social, familial, intime, professionnel, moral, émotionnel, et bien entendu physique (douleur, fatigue, voire épuisement, baisse des défenses de l’organisme donc plus de sensibilité aux infections, troubles menstruels, etc…).

Il est de plus souvent difficile d’en parler à son entourage, de peur de ne pas être comprise, soutenue, la maladie étant invisible… Le soutien est réellement primordial. L’amour encore plus (que ce soit l’amour de soi ou des autres).

C’est pourquoi je vous propose d’en discuter si vous en avez besoin, de partager, de vous libérer, car même si la parole ne soigne pas la maladie, elle permet de l’apaiser.

 

 

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