Apprivoiser la souffrance

Aujourd’hui, j’ai envie de vous partager une expérience personnelle, mais aussi une compréhension qui, je le sais, résonnera probablement avec beaucoup d’entre vous.

Depuis maintenant plusieurs années, je vis avec une maladie chronique douloureuse.

Lorsque tout a commencé, je refusais catégoriquement cette réalité. Je ne voulais pas être malade. Je ne voulais pas accepter que cette maladie fasse partie de ma vie, encore moins qu’elle puisse m’accompagner sur le long terme.
Alors, pendant des années, j’ai lutté.

J’ai cherché des solutions sans relâche, jour et nuit. Je me répétais que ce n’était pas moi, que ce n’était pas ma vie, que cela ne pouvait pas être “mon histoire”.
Cette maladie était devenue un ennemi. Quelque chose à combattre, à éliminer à tout prix.

Mais cette lutte intérieure avait un coût. À chaque douleur, une réaction automatique s’activait en moi : tension, rejet, angoisse…
Et cette angoisse venait amplifier encore davantage les sensations douloureuses, jusqu’à parfois me plonger dans une forme d’impuissance.

Et puis, un jour, quelque chose a changé.

Le basculement

À un moment donné, j’ai cessé de lutter.

J’ai accepté, profondément , que cette maladie puisse faire partie de ma vie, de mon expérience intérieure. Un véritable basculement intérieur s’est opéré.

Je suis passée de :

« Je dois absolument m’en débarrasser »
à
« Elle est là. Comment puis-je vivre avec elle autrement ? »

J’ai commencé à me poser de nouvelles questions :

  • Comment mieux vivre avec cette réalité ?
  • Comment comprendre ce que mon corps exprime ?
  • Et si cette expérience avait quelque chose à m’apprendre ?

Au lieu de rejeter, je me suis mise en lien :

  • avec mon corps,
  • avec mon vécu,
  • avec moi-même.

Et c’est là que tout a changé.

Ce que la lutte entretient… et ce que la sécurité permet

Les douleurs n’ont pas disparu du jour au lendemain. Mais leur impact, lui, s’est profondément transformé. Leur intensité a réellement diminué.
Elles ont alors cessé d’être une menace constante.

Pourquoi ?

Parce qu’avant, j’étais en état de lutte permanente. Et cet état active ce que l’on appelle un mode de survie dans notre système nerveux.

Lorsque nous rejetons une émotion, une douleur ou une expérience, notre corps interprète cela comme un danger. Il se met alors en alerte, il se contracte, se protège.

Et cet état physiologique peut :

  • amplifier les sensations douloureuses,
  • maintenir l’inconfort,
  • nourrir l’anxiété et l’épuisement.

À l’inverse, lorsque nous nous mettons en lien avec ce que nous vivons, sans jugement, sans rejet, nous envoyons un tout autre message à notre système nerveux :

« C’est ok. Tu peux te détendre. Tu es en sécurité. »

La clé : revenir à un état de sécurité intérieure

C’est ici que la compréhension du système nerveux devient essentielle.

Lorsque nous accédons à un état de sécurité intérieure, ce que l’on appelle un état régulé, notre corps peut enfin :

  • relâcher les tensions,
  • diminuer l’intensité de la douleur,
  • intégrer les expériences vécues,
  • et surtout… accéder à des solutions adaptées.

Car non, ce n’est pas en état de survie que nous trouvons les meilleures réponses.

C’est dans un état de présence, de sécurité et de connexion que de nouvelles ressources émergent.

Lorsque la souffrance est entendue, reconnue, accueillie…
elle n’a plus besoin de “crier” aussi fort.

Et si la souffrance devenait un langage ?

Ce que j’ai compris à travers mon propre chemin, c’est que la souffrance n’est pas un ennemi. Elle est un signal, un langage, une tentative de communication.

Mais tant que nous sommes en lutte, nous ne pouvons pas l’entendre.

C’est lorsque nous changeons de posture, en passant du rejet à l’écoute, que quelque chose peut se transformer en profondeur.

Ce que je vous propose

C’est précisément cette approche que je transmets aujourd’hui dans mes accompagnements.

À travers une approche basée sur le système nerveux, la neurobiologie et la régulation émotionnelle, je vous accompagne à :

  • sortir de la lutte intérieure,
  • vous remettre en lien avec vos ressentis,
  • créer un véritable espace de sécurité en vous,
  • et vivre vos expériences de manière plus apaisée.

Nous ne cherchons pas ici à supprimer à tout prix ce qui est inconfortable, nous transformons votre relation à ce que vous vivez.

Et si, au lieu de chercher à faire disparaître votre souffrance, vous commenciez par l’écouter ? Parfois, le véritable apaisement ne vient pas de ce que l’on enlève, mais de la façon dont on apprend à être avec.

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